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Défis NXT : un défi pour la prochaine génération

Aujourd’hui, Eric Hueber répond aux questions de Planète Robots pour présenter le challenge qu’il organise chaque année : les Défis NXT.

BanniereDefiNXT2014PR : M. Hueber, pouvez-vous vous présenter ?

EH : Je suis enseignant-chercheur à l’Université de Haute-Alsace. Je fais partie du laboratoire MIPS (Modélisation, Intelligence, Processus et Systèmes), dans une équipe qui étudie le traitement optique de l’information. Côté enseignement je suis Directeur des Etudes au département GEii (Génie Electrique et Informatique Industrielle) de Mulhouse. C’est dans cette dimension pédagogique que je développe ma passion pour la robotique. Ces dernières années les équipements robotiques se sont multipliés : robots pour la compétition de Vierzon, Robotinos Festo, NAOs d’Aldebaran, Projecteurs robotisés Martin, bras articulé Staubli et même un robot en carton Calafant pour de futurs projets.


PR : Vous organisez les Défis NXT. Depuis quand cette compétition existe-t-elle ?

EH : Depuis 2011. Fin 2009 un premier challenge avait eu lieu avec deux partenaires universitaires impliqués dans notre formation trinationale : la Fachhochschule Nordwestschweiz (Suisse) et la Hochschule de Furtwangen (Allemagne). Pour lancer cette compétition au niveau national, il me fallait un outil internet pour que tous les participants puissent participer en même temps sans devoir se déplacer : DokuWiki. Dès la création du site web definxt.com, la compétition a été lancée.

IMG_2112PR : A qui s’adresse-t-elle ?

EH : Deux constatations ont motivé l’organisation du DéfiNXT. Premièrement, la compétition nationale des GEii à Vierzon nécessite un travail en amont important puisqu’il faut créer un robot capable de trouver la sortie d’un labyrinthe le plus vite possible. Plusieurs GEii ne se rendent pas à la compétition car leur robot n’est pas prêt ou parce que le déplacement n’est pas évident à organiser. Deuxièmement, les étudiants qui débarquent à l’université sont parfois désorientés par ce nouvel environnement, ils n’ont pas encore beaucoup de relations avec les autres étudiants en ce début d’année et les matières enseignées sont très théoriques pour commencer. Cette compétition s’adresse donc à ces étudiants de première année, à travers les 52 départements GEii en France. Notons que pour pouvoir programmer correctement, les équipes ont droit à un mentor provenant de deuxième année ou de licence professionnelle, ouvrant ainsi d’autres liens inter-étudiants.


PR : Qu’est-ce qui vous motive ?

EH : J’ai envie de jouer tout en travaillant. Les Lego Mindstorms sont parfaits car ils sont très accessibles et permettent rapidement de progresser vers des niveaux élevés de technologie. Je suis aussi un adepte de tout ce qui peut développer la transversalité dans une formation où les étudiants cloisonnent électronique et informatique. Mais par dessus tout, ce qui m’éclate, c’est de voir comme les étudiants mordent à l’hameçon. Partout en France les retours sont unanimes : les étudiants en redemandent.

IMGP6933PR : Combien y avait-il d’équipes et de participants à la dernière compétition ?

EH : 16 équipes ont participé à l’édition 2013 alors que 26 avaient répondu au projet 2012. Cela est principalement dû à un problème de circulation d’information : une dizaine d’équipes s’attendait au défi plus tard dans l’année. Les équipes sont composée de 5 à 9 étudiants, cela représente près de 150 personnes qui se creusent les méninges chaque année.

www.definxt.com

L’article dans son intégralité est paru dans Planète Robots n°26 du 1er mars 2014.
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