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Actualités Mars-Avril 2012

Softbank devient majoritaire dans Aldebaran Robotics

Nao

L’accord d’environ 100 millions de dollars prouvera aux investisseurs qu’il y a de l’argent à faire dans la robotique grand public et de service.

La majorité du capital d’Aldebaran Robotics, le constructeur français du robot NAO, a été vendu à la firme japonaise de télécommunications, Softbank.

Softbank a acheté plus de 80 % des parts de l’entreprise, et va investir à nouveau 40 à 50 millions de dollars pour en accélérer le développement. Softbank a racheté des parts aux actionnaires existants : Intel Capital, CDC Innovation, iSource et le Crédit Agricole Private Equity. L’été dernier, Intel a investi 13 millions de dollars dans l’entreprise. La startup créé il y a 7 ans compte aujourd’hui 150 personnes et plusieurs bureaux à travers le monde. C’est aussi une bonne nouvelle pour les particuliers : nous pouvons espérer une commercialisation de NAO à un prix plus abordable que les 11 000 euros actuels.

 

Cow-boy nouvelle génération

VMS020

Le robot VMS de DeLaval permet aux vaches de se faire traire quand elles le souhaitent : « Les études ont prouvé qu’ainsi, nous respectons leur cycle biologique, selon M. Alix, chef de produit robotique chez DeLaval. Elles sont détendues et cela libère du temps pour l’agriculteur, la traite représentant 40 % du temps travaillé sur une exploitation laitière. »

La vache porte un collier électronique lui permettant d’être identifiée par un portique. Le robot adapte ses paramètres en fonction du gabarit de la vache, de sa productivité et de sa santé. « Lors de la traite, il mesure la quantité de progestérone contenue dans le lait, ce qui aide à dater les périodes de chaleurs, et les enzymes LDH sécrétées en cas d’infection ainsi que les enzymes BHB apparaissant en cas de sous-alimentation. Les problèmes sont détectés dès la traite ».

Un bras robotisé réalise la traite : il nettoie l’extrémité du pis, tire le lait et désinfecte la mamelle. Les vaches n’arrêtant pas de bouger, le robot a deux lasers et une caméra numérique pour corriger en direct sa position.

 

Une aire de jeux pour systèmes autonomes

Baie Tropicale

Un laboratoire de la marine américaine fournit des installations spécialisées pour la recherche sur les systèmes autonomes, les capteurs, les systèmes d’alimentation, les interactions homme-système, le réseautage et les communications. La recherche sur les systèmes autonomes n’est pas nouvelle, le laboratoire conduit des travaux dans ce domaine depuis 1923, mais il offre aujourd’hui de nouveaux services :

–     Une volière pour les petites structures volantes, les véhicules terrestres, et les gens qui travaillent avec eux. Cet espace contient la plus grande densité de capteurs de mouvement au monde.

–     Une piscine profonde avec un générateur d’ondes et une pente pour recréer des littoraux.

–     Un désert : une zone de sable et des parois rocheuses de 18 mètres de haut.

–     Une grande serre contenant une forêt tropicale d’Asie du Sud-Est.

–     L’aire de test en plein air, avec forêt montagneuse, chute d’eau, ruisseau, étang et structures de blocs de pierre.

–     Des ateliers pour construire des prototypes, avec plusieurs machines de prototypage 3D.

 

Eleves : contrôle des émotions

Auto-tuteur

Un logiciel de détection des émotions et des états cognitifs, y compris de la frustration et de l’ennui, a été créé par l’Université Notre-Dame de Memphis. Il offre de nouvelles possibilités d’apprentissage pour les étudiants et redéfinit l’interaction humain-ordinateur.

« AutoTutor » peut évaluer le niveau de l’élève en posant des questions d’approfondissement et, en analysant les réponses, identifier et corriger les idées fausses, répondre aux questions de l’étudiant et détecter la frustration ou l’ennui en surveillant les traits du visage, le langage corporel et des indices de la conversation. Il change dynamiquement sa stratégie pour aider l’élève à se défaire de ses émotions négatives.

« Tout comme un tuteur humaine, le projet d’AutoTutor est de garder l’élève en équilibre entre les extrêmes de l’ennui et du désarroi en modulant subtilement le rythme, la direction et la complexité de l’apprentissage » dit M. D’Mello, responsable du projet.

Testé sur un millier d’étudiants, il produit des gains d’apprentissage d’environ une lettre de notation.

 

Robojelly: mi-robot, mi-jelly

Robot Jelly

Les chercheurs de Virginia Tech ont dévoilé Robojelly, une méduse robotique qui ressemble et se déplace comme la vraie et utilise l’hydrogène comme source d’énergie.

Robojelly est fait d’un alliage qui mémorise sa forme, ce qui lui permet de fléchir son corps en forme de cloche pour générer ses mouvements subaquatiques.

Des nanotubes de carbone revêtus de platine sont intégrés à sa surface et la réaction chimique entre ce dernier et les atomes d’hydrogène et d’oxygène dans l’eau produit de la chaleur, qui est convertie en énergie pour déplacer Robojelly.

Le résultat est ce corps qui se déplace comme celui de la méduse. Comme il est entouré de sa source d’énergie, il peut potentiellement perpétuellement continuer à avancer.

Mais il n’est pas encore prêt pour la mer. Les panneaux sur son corps se déplacent ensemble, ce qui rend difficile les changements de direction. La prochaine étape sera de les faire se déplacer individuellement. Ceci fait, Robojelly sera utilisé pour la recherche sous-marine et les missions de sauvetage.

 

Un leader frétillant

Poisson robotique biomimétique

En observant des bancs de poissons, M. Marras et M. Porfiri ont créé un poisson biomimétique. Les poissons placés en pole position dans un banc agitent leur queue plus rapidement que les autres, créant un sillage suivi par le reste des poissons, permettant à ces derniers d’économiser de l’énergie en profitant de l’aspiration du leader.

C’est avec surprise que les deux scientifiques ont constaté que des ménés jaunes suivaient la trajectoire empruntée par leur robot. Les chercheurs expliquent que leur robot était conçu pour reproduire les mouvements de propulsion de la queue des poissons. Les expériences visaient ainsi à tester différentes vitesses de battements de la queue du poisson. Dès qu’elle se mettait à battre à la vitesse d’un poisson leader, les ménés jaunes le reconnaissaient comme un des leurs et le suivait en ralentissant leur battement propre. Ces expériences ouvrent la voie à de nouvelles possibilités. L’idée est d’aider les animaux en les guidant par des systèmes robotisés, pour participer à leur conservation.

 

1 problème+1 idée+1 journée=1 robot de papier

Robot imprimé

Le MIT veut réinventer la façon dont les robots sont conçus et fabriqués en développant un logiciel permettant à chacun de concevoir, personnaliser et produire un robot spécialisé en quelques heures avec le matériel le plus facilement accessible : une feuille de papier. Actuellement ce processus est lent, coûteux, implique la conception matérielle et logicielle et des techniques de programmation avancées.

Les chercheurs veulent créer une plate-forme qui permette à un individu ayant un problème pour lequel il a besoin d’aide, de sélectionner un modèle à partir d’une bibliothèque de modèles robotiques et de personnaliser le dispositif qui résoudra le problème. En 24 heures, le robot serait imprimé, assemblé, programmé et opérationnel. Actuellement, les chercheurs développent une interface de programmation d’application pour la spécification et la conception et créent un outil ergonomique et l’environnement de programmation. L’équipe a déjà prototypé deux machines : un robot insecte et une pince.

Site : ppm.csail.mit.edu

 

Des briques en orbite

LEGO Education a envoyé 13 modèles LEGO à la Station spatiale internationale (ISS) à bord de la navette Endeavor le 29 Avril. Ces modèles sont utilisés pour des activités éducatives menées par l’équipage. Le projet LEGO fait partie d’un programme pour inciter les enfants à découvrir la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques.

A bord de l’ISS, les astronautes explorent les effets de la microgravité sur les machines simples en construisant des modèles, des expériences et, de retour sur Terre, partagent ces résultats avec les élèves et les enseignants grâce à la vidéo. Chaque activité aura un guide du professeur et des fiches de l’élève téléchargeables afin que les activités puissent être menées par les étudiants sur Terre.

Les briques LEGO du projet seront disponibles pour les éducateurs à partir de Septembre. Un site Web offre déjà de l’information sur les activités et leur valeur éducative. Le site abrite également un certain nombre de téléchargements, de liens vidéo, un jeu LEGOnaute, et des faits sur l’exploration spatiale.

 

La fin des mauvaises herbes

Weedmaster

Il existe des robots capables de détruire les mauvaises herbes si elles sont entre des plants cultivés régulièrement espacés. Mais lorsque plantes de culture et adventices sont mélangées? Les chercheurs de Gembloux Agro-Bio Tech ont créé une méthode basée sur la hauteur des plantes.

Le Pr Destain, précise : « Les bonnes plantes, semées le même jour, poussent à la même vitesse. Les adventices ont des vitesses de croissance différentes. Donc, à un jour donné, elles auront des tailles différentes! » Pour réaliser cette idée, l’équipe a utilisé une méthode de stéréoscopie : un projecteur vidéo projette sur la plante des franges lumineuses noires et blanches. La scène laisse apparaître des distorsions de lignes, information de relief. Après, il a fallu corriger les distances caméra-objet en modélisant le relief du sol. » Dernier point à régler: comment le robot, nommé Weedmaster, va-t-il savoir qu’il doit intervenir ? « Nous travaillons en tenant compte des statistiques liés à la croissance des plantes. » On isole ainsi une période pendant laquelle le travail du robot sera optimal.

 

Quatre robots dans le vent

Le robot Hubo peut désormais vous régaler avec une chanson à succès de l’un des groupes les plus célèbres de tous les temps. Le laboratoire de technologie pour la musique et le divertissement (MET-lab) de l’université de Drexel a publié la vidéo d’une interprétation de « Come Together » des Beatles. Les étudiants ont programmé les robots coréens en utilisant un logiciel, conçu par leurs soins, pour recréer les notes sur la base de la partition musicale.

Matthew Prockup, étudiant au MET-lab, a créé l’arrangement musical pour les instruments des Hubo, un kit de batterie et de trois « Hubophones, » instrument de percussion créé spécifiquement. Les HUBOs opèrent de façon autonome. Leurs mouvements sont dirigés par des logiciels développés par les étudiants pour effectuer les gestes nécessaires pour produire les notes selon les rythmes dictés par la partition. Chaque son dans la vidéo a été réalisé par les robots et « aucun n’a été blessé pendant le tournage », comme cela est précisé.

 

Attentif comme un robot

Dans 10 ans, les robots effectueront des tâches pour lesquelles ils ne sont pas programmés, mais que leur propriétaire leur aura montré.

Des chercheurs du Centre de Georgia Tech identifient les types de questions les plus utiles et les plus naturelles qu’un robot puisse poser lors d’un apprentissage.

Dans une première expérience, on demande à des volontaires de tenir le rôle d’un robot curieux d’apprendre une tâche en posant des questions. Il y a trois types de questions :

–     D’étiquette: « Puis-je verser le sel comme ça? »

–     De démonstration: « Pouvez-vous me montrer comment saler ? »

–     De caractéristiques: « De quelle hauteur puis-je verser le sel ? »

Résultat : 82 % de questions de démonstration. Ensuite, les chercheurs ont présenté les questions à des humains pour qu’ils le notent : 72 % de vote en faveur des question de démonstration. « Ces résultats nous aident à donner aux robots la capacité d’apprendre les types de questions que les humains se posent pour que les fabricants produisent des robots susceptibles de s’intégrer rapidement dans un foyer. »

[…]

L’article dans son intégralité est paru dans Planète Robot n°16 du 1er Juillet 2012.

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